La Société de transport de l’Outaouais (STO) est heureuse de partager, en collaboration avec ses partenaires, les conclusions de l’étude d’opportunité réalisée dans le but de poursuivre le corridor Rapibus jusqu’au boulevard de l’Aéroport.
« Le prolongement du Rapibus est un projet névralgique pour l’avenir de la mobilité à Gatineau qui pourra répondre aux besoins de déplacement anticipés pour les 30 prochaines années », de rappeler le président du conseil d’administration de la STO, M. Edmond Leclerc. « C’est aussi offrir aux secteurs à l’est de Gatineau, un accès plus direct aux divers pôles d’études, d’emploi et de divertissement ».
L’étude, subventionnée à 100 % par le Programme d’aide gouvernementale au transport collectif des personnes (PAGTCP), a été réalisée en collaboration avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, la Ville de Gatineau, la Commission de la capitale nationale et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais
La démarche.
En septembre 2022, à la suite d’un appel d’offres, la STO mandatait la firme CIMA+ pour réaliser l’étude d’opportunité pour le prolongement du corridor Rapibus et de la piste multifonctionnelle jusqu'au boulevard de l'Aéroport. Celle-ci a permis d'identifier et d’analyser les besoins et contraintes de ce tronçon additionnel, en plus de démontrer sa pertinence pour répondre aux besoins de déplacement actuels et futurs. Cinq grandes étapes-clés ont composé cette étude au cours de laquelle trois scénarios est-ouest, en plus du statu quo amélioré, ainsi que trois variantes nord-sud ont été analysés et proposés à la population. Deux consultations publiques ont été réalisées, soit une en décembre 2022 et une autre, en juin 2023. Les résultats de ces dernières ont confirmé, entre autres, la forte acceptabilité sociale du projet.
Les conclusions.
- C’est le prolongement du Rapibus au nord de la voie ferrée, sans déplacement des rails, avec une piste multifonctionnelle au sud de l’emprise ferroviaire qui est le scénario retenu. Lors de la première consultation, 84 % des répondants s’étaient d’ailleurs montrés favorables ou très favorables à ce scénario lequel est perçu comme sécuritaire et central.
- Le tracé de 3,9 km comprendra une voie bidirectionnelle réservée aux autobus. Deux nouvelles stations Rapibus (Galion et Cheval-Blanc) ainsi qu’une station/terminus (boulevard de l’Aéroport), comprenant un important parc-o-bus, viendront bonifier le corridor et l’expérience client.
- Bien que les scénarios de poursuivre le Rapibus jusqu’à l’autoroute Guy-Lafleur ou encore, de mettre en place des voies réservées aux autobus pour rejoindre celle-ci aient été analysés, le corridor s’arrêtera au boulevard de l’Aéroport. En prévision de la mise en service de ce nouveau tronçon, une importante réorganisation du service de transport en commun aura lieu dans ce secteur. La population sera consultée, en temps et lieu.
La suite.
Bien que les sommes soient provisionnées au Plan québécois des infrastructures (PQI), la STO a déposé une demande officielle de financement auprès du gouvernement du Québec. Dès que le transporteur public recevra les confirmations officielles, un appel d’offres sera lancé afin d’entamer la phase de planification du projet, ce qui comprend l’avant-projet ainsi que la conception détaillée des plans et devis. Une troisième consultation publique et des séances d'information sont également prévues durant ce prochain chapitre afin de permettre à la STO de recueillir les préoccupations des riverains. La phase de planification devrait se réaliser sur une période de 4 ans.
Une fois cette étape terminée, le dossier de planification devra être soumis au Conseil des ministres afin d’obtenir le financement nécessaire à la phase de réalisation, soit la construction du projet. Environ 3 ans seront requis pour construire le tronçon, les infrastructures (ex. stations, parc-o-bus, pont de la rivière Blanche) ainsi que les mesures de mitigation (ex. palissades, murs antibruit). Ce projet, d’une valeur totale d’un peu plus de 143 M$, devrait donc se concrétiser, selon les projections actuelles, au cours des 7 prochaines années.
Le Rapport final de l’étude est disponible sur le site Web de la STO. À noter que les informations caviardées dans ce dernier sont de nature sensible, comme les coûts reliés au projet, les acquisitions potentielles de bandes de terrain et les pistes envisagées pour la desserte future en transport en commun.
Rappelons que le Rapibus est le premier système rapide par bus (SRB) inauguré et mis en service au Québec. Depuis 2013, ce corridor structurant de 14,8 km réservé exclusivement aux autobus relie la station Taché-UQO à la station Lorrain. À ce jour, 12 stations Rapibus, toutes accessibles aux personnes à mobilité restreinte, permettent un accès facilité aux centres-villes et divers générateurs de déplacement.
Pour consulter le Rapport et suivre l’avancement du projet >> www.sto.ca/rapibus

